• foin d'analocuthe

    (genre chanson réaliste)

     

    jadis je traînais ma s'melle

    du bon côté de paname

    fuyant sans plus faire de drame

    les rêveries éternelles

     

    voilà qu'un beau j'm'en flûtiste

    presqu'un genre d'analocuthe

    vanta l'art vrillé d'la chute

    sans être un vrai trapéziste

     

    pirouettes de ménestrel

    le j'm'en flûtiste proclame

    l'temps passé des sociodrames

    anticonstitutionnels

     

    faute de trame mémorielle

    d'pep's à l'encéphalogramme

    j'omis le coeur d'mon programme

    n'pas céder plus d'un' semelle

     

    jeu de teintes en demi sel

    suite de bémols à la gamme

    de vagues gondoles à la rame

    j'pris un peu d'plomb à mes s'melles

     

    sans trampoline sans nacelle

    sans mots requis pour césame

    sans espoir en anagramme

    la chute

                      flop sans étincelle

     

    depuis je m'joue d'l'essentiel

    loin des chouett's analocuthes

    contournant les  airs de flûte

    battant néanmoins d'ma s'melle

     

    je suis un brin d'traîne semelle

    qui de sa vie n'fait pas d'drame

    mais pense au mond' qui l'affame

    et laiss' couler son rimmel

     

    c'est bien au coeur de paname

    en ce beau jour d'arc en ciel

    qu'j'affûte les plumes de mes ailes

    aiguisant en douce mon âme

     

     andrée wizem

    (musique à venir peut être)

     

    Texte écrit à partir de la consigne: utiliser les mots "semelle" et/ou "bémol"

     


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  • coexistence sans lamento

     

    muni de tous ses sens

              le mot peine à s'ouvrir à mon esprit

     

                           muni de multi sens

                                          il me faut suivre

                                                               les aléas

                                                                             compris

    ah muni soit il

                                 ce mot

                                              dans sa magnificence

    ah munie soit elle

                                        la belle obsolescence

     

    car voici qu'à mes sens

    la muette endormie

    s'éveille à ce non sens

    feignant une embellie

     

    la paresse

                    en effet

                                en tous sens

                                                  laisse à penser

                                                                     son illusoire

    il est que

                       rien

                                     à contre sens

                                                               mène à tout va

    son encensoir

     

    muni         fit       sens

    quand tout à coup

    tchao vint sonner les trois coups

    quoi

    ce serait ce démuni

    ce rien du tout qui me défie

    qui descendrait ma fulgurance

     

    tchao

                en un tsss tchchch

                                             bien envoyé

                      fit une gerbe

                                               d'eau sulfurée

    munificence rendit

                                           son âme tourmentée

    faisant de tchao

                                     son ô

                                                 d'été

     

    censé noyer le sens de l'aventure

    tchao se montra beau comme un azur

    mais c'était nier le fond d'irrévérence

    d'ambivalence de contredanse

    munificence

                                                                     prit manie

                                                   d'incohérence

                    et d'un coup de pagaie

    d'un seul

                      sans même un oh

                                                          vira

                               le beau tchao

                 à l'eau

    ainsi la belle obsolescence

                                  fit du non sens

                                                    son diabolo

                     jouant de son salut

                                                                                 pour le brio

    tchao à l'eau

    dans cette effervescence

                                           prit goût

                                                         à l'ultimo yo yo

    et dans sa nouvelle munificence

                                   mêla l'inconséquence

                                                        d'un contralto

    pour un divertimento

                                                       dans le flot

                           de la coexistence

    sans lamento

                                   

     

    andrée wizem

    (bouffonnerie musicale à trouver)

     

    Samedi 20 Juin 2015 

    Texte écrit à partir de la consigne: utiliser les mots "munificence" et/ou "tchao"

     


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  • le temps d'un étang

     

    c'est une flaque dans ses yeux

    où viennent se baigner les cieux

    c'est le miroir brisé des jours

    où prend racine son amour

     

    elle a des flashs cosmopolites

    quand sous ses pieds tout se délite

    elle tend la perche à tous les chants

    elle veut plonger dans un étang

     

    c'est un pont de bois brinqu'balant

    une traversée de géant

    mille pas de lilliputienne

    autour d'une tasse à verveine

     

    elle a des goûts cosmopolites

     dans son coeur elle s'abrite

    elle tend la perche à tous les vents

    elle aime plonger dans les étangs

     

    c'est un pichet pour l'eau qui court

    un éphéméride des jours

    des pas  en elle vont et viennent

    pour se remplir elle prend peine

     

    elle a des goûts labyrinthiques

    collectionne les météorites

    elle tend la perche aux revenants

    elle aime sonder son étang

     

    c'est un jardin des jours de vide

    des carrés sans insecticide

    mille mystères à retrouver

    p'tit' bestioles à identifier

     

    elle a l'regard photographique

    bousculant l'art académique

    elle tend la perche à son étang

    dans ses yeux les reflets du temps

     

    andrée wizem

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    musique toujours incertaine...

    mai 2015

    (clic)

     


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  •  

    .......................................

    ...et la voix d'Elvis...

    Be bop lulla, she’s my baby
    Be bop lulla, she’s my baby
    Be bop… be bop… be bop… be bop…
    Qu’est ce qui s’passe dans c’te machine
    Tout tournait rond jusqu’à présent
    Y avait pas d’couac au démarrage
    Ça m’a presque fait plaisir d’avoir pointé
    J’veux pas qu’en c’ jour de vrille grandiose
    Y ait une dent d’trop dans l’mécanique
    J’tolère l’bruitage des engrenages
    Quand ça fait juste valser le temps
    C’est l’palpitant qui mène ma danse
    Pour m’faire aller au bout d’mon quart

    J’l’ai laissé, ma belle, à la fraîche
    Sur l’oreiller, on s’est dit des merveilles
    J’lui ai promis-juré la ballade
    C’est rencart, à la sortie du turbin
    Ça lui plaît bien qu’on r’prenne la route
    Et qu’on s’la joue comme à Memphis
    Notre sid-car est sur l’départ
    Elle sera là à m’enlacer
    Moi, j’lui chant’rai de la rengaine
    Avec l’moteur comme grand orchestre
    Elle veut des vibrations en roue libre
    Le paysage et même la voix d’Elvis
    Et nos paroles dans le vent

    Be bop lulla, she’s my baby
    Be bop lulla, she’s my baby
    Be bop… be bop… be bop… be bop…
    Ça c’est un coup d’voisin d’turbin
    Avec la chaîne il en rajoute
    J’l’ vois faire de la zèle-production
    J’crois qu’j’vais lui chanter mon exécration
    Faut pas qu’ça m’chauffe c’histoire qu’dévisse
    J’vais lui apprendre à s’ « déresponsabiliser »
    Va y avoir du bastringue sur les tapis roulants
    Du jeu de piston au milieu des turbines
    J’vais crier « Du balai !... » avec le son du corps
    J’ai pas quatre mains, j’en ai qu’deux pour elle

    J’l’ai laissé ma belle à la fraîche
    Sur l’oreiller on s’est dit des merveilles
    J’lui ai promis-juré la ballade
    C’est rencart à la sortie du turbin
    Ça lui plaît bien qu’on reprenne la route
    Et qu’on s’la joue comme à Memphis
    Elle, elle veut juste du paysage
    Etables sur Mer, ça f’ra l’affaire
    Pour croquer notre part de gâteau
    Juste une fringale de belle étoile
    Déjà j’vois d’là mon aquarelle
    Sur fond de mer et de grillons
    On s’grignotera comme des p’tits beurres*


    Be bop lulla, I just want my baby…
    .......................................

    9 mars 2008

    andrée wizem alias crockeuse de diamants

    titre: et la voix d'Elvis...
    mots imposés: exécration, déresponsabiliser, balai, Etables sur Mer, petit beurre

     

    jeu d'écriture sur le site des slameurs et slameuses de mons en belgique en 2008

    *le pluriel fut l'objet de longues discussions d'un jury secret comme l'est tout jury qui se respecte

    (clic)

     


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