• Poésie au passage 121...

    en deux tours de cuillère à pot

     

    à cette heure de la nuit

    une voiture s'étire sur les quatre kilomètres

    qui nous sépare du village voisin

    le vent du nord s'est rabattu sur la chaussée

    à l'arrière celui du sud ou son absence c'est pareil

    charrie la question hachée d'un train à grande vitesse

    entre les combes les acacias le réseau des routes perdues

    et la succession des villes informes

     

    la perception de l'aurore est l'espace d'un café

    le tintement d'une cuillère sur la porcelaine

    la mise en mouvement d'une horlogerie

     

    bruit familier des mécaniques

    manège sur plateau

    mobile

     

    à cette heure de la nuit

    j'active un remontoir crénelé

    deux figurines accordent leur tournis sur un air enchanté

     

     andrée wizem

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 14 Octobre 2016 à 23:18

    Le bruit des nuits, des insomnies, de l'aube aussi j'écoute souvent toutes ces choses minuscules. Quelquefois la question je me la pose "et si j'étais le dernier être vivant dans cette nuit là?

    2
    Samedi 15 Octobre 2016 à 08:51

    "C'est l'heure des privilèges...c'est la grande la belle..." Le dernier cherchera à témoigner peut être pour les petites molécules qui traverseront la nuit et seront toujours là à l'aurore



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