• Poésie au passage 46...

    petit matin

     

    la douceur resucée à l'infini

    ce chewing gum malabar au parfum consternant

    de centre commercial aspergé d'aérosols

    te donnent la nausée

     

    à l'horizon le plus ordinaire

    le liseré fluorescent découpant les nuages

    les brumes en sourdine avalant les collines

    les élancements secs fusant des maïs

    ont plus de musicalité

    que ce produit sponsorisé berceuse mortelle

    qui te parvient par les diffuseurs d'ambiance aseptisée

     

    la douceur manque de coeur

    enserrée dans les formules de bas de page

    étiquettes alambiquées et fausses transparences

    sans la chair au fil des jours


    l'horizon a les contours inventifs

    d'une balade sinueuse aux sueurs mordorées

    dans le halètement tiède des longues courses

    courbes rythmées aux fréquences inégales

    les signes noirs à portée

    trissant la couleur des vagues paysages

    duvets électrisés d'après le frisson

     

    la partition inédite

    rompue aux instruments de grande désuétude

    distille avec parcimonie

    un petit vin muscat


    andrée wizem

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