• carnet "suites musicales au cordel"

    en écho à flowhite et quelques unes de ses photographies...(à vous de les retrouver)...clic... 

     

    sonate au cordel 1 ...clic...

    nocturne au cordel 2 ...clic...

    bagatelles au cordel 3 ...clic...

    sérénade au cordel 4 ...clic...

    romancero au cordel 5 ...clic...

    barcarolle au cordel 6 ...clic...

    ostinato au cordel 7 ...clic...

    percussions au cordel 8 ...clic...

    syncopes au cordel 9 ...clic...

    andante au cordel 10 ...clic...

     

    clé de sol au cordel 11 ...clic...

     

     

    fin

     

     

     

     


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  • .........................................

    les rêves en quenouilles
    sous les ponts file ma laine
    tissages de nuit

    .........................................

    andrée wizem


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  • .....................................................

    zébrures de soleil

    la flopée des cytises tremblent

    en plongeant dans l'eau

     

    brise légère dévoilée

    aux verts criards d'un étang

    ......................................................

    andrée wizem

     

     


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  • ...................................................

    à la sarbacane
    s'élancer dans l'univers
    graine de genêt

    ...................................................

    andrée wizem

    ............................

    c.f. photo de florence white

    http://flowhite.canalblog.com/pages/envers/35329498.html


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  • 14

     

    silence

    la rue s'emplit de jupes de caracos de foulards de tuniques

    le tableau des couleurs est du genre impressionniste

    le regard plonge dans les interstices des peaux humides

    la chaleur monte en vapeur vibrante et en nappes floues

    la musique est baroque de composition contrastée truffée de doubles croches

    perdu entre les talons aiguilles et talons des bottines les escarpins cirés et sandales en lanières le lieu se brise comme le verre à la terrasse de la nuit

     

    silence

    les jeux d'eau ventilent leurs gouttelettes comme des panaches blancs

    les queues rousses s'évertuent en vols incisifs près des lampes solaires

    le puzzle des massifs s'organise dans le tournis d'une vision de toupie

    les groupes papillonnants déploient leurs conversations et butinent au gazon

    le contraste des ombres et des lumières plaque l'image dans une mise en scène au cordeau

    errant entre les cônes issus des fleurs étoilées les ailes des samares les cynorrhodons écarlates et les épis de roseaux le lieu se noie comme un nénuphar en hiver

     

    silence

    le printemps est un bleu outremer dans l'ombre des grands arbres

    l'oxygène grésille dans les branches comme un chant de criquets affairés dans les blés

    les pas craquent dans le foisonnement des chutes résineuses et les pignons brûlés

    les pommes de pin s'accrochent aux écailles de sequoïa et de cèdre et en perdent la tête

    le champêtre est dru dans le patchwork des camaïeux couturé de barrières de paille

    cherchant dans les terres d'amandes les rivières chlorophylles les sources astringuantes du thé la persistance de l'anis le lieu s'immerge comme un amphibien

     

    silence

    la colonne des insectes noirs poursuit sa quête de miellat

    l'ordonnancement des épines est un parcours de mathématiques sans résolution

    la foliole extrême a la verdeur de l'empreinte du doigt et la fragilité des limbes caduques

    l'imbroglio des pétales fauves s'ouvre en réceptacle de ciel changeant

    le ralenti se répète en une accélération étourdissante et troublante

    furetant dans les effluves et les subtilités les fraîcheurs églantines et la sauvagerie légère les douceurs de velours et l'élégance fruitée le lieu  penche comme rose sous la pluie

     

    silence

    la balançoire oscille entre le vent du nord et le vent du midi

    le terrain est creusé par les frottements des semelles freinant le mouvement

    les fleurs des saxiphrages des montagnes ont des noms compliqués difficiles à saisir

    le pourpre a des nuances claires ou sombres passant par chair rosée ou blanc de crème

    l'irruption florale est sur le mode aléatoire et reste parfois forclose

    plongeant d'un mystère à un autre  tout au long des hampes gringalettes poussées au coeur des feuilles auréolées le lieu se marbre de teintes cinéraires

     

    silence

    les lettres manuscrites sur papier jaune poussin divaguent sur le foin

    les oisillons nus tombent des nids dans l'indifférence des gens de ferme

    les canards ont couleurs de paon de toison mouchetée ou de terres d'automne

    les scènes aquatiques fourragent dans des nécessités impérieuses multipliant les ondes

    les plumes du geai ont des zébrures fantaisistes des teintes éméraude et des éclats d'acier

    nichant dans les fenaisons les bosquets les roselières les iris les étangs les mares le lieu se cherche comme une aiguille de brodeuse

     

    silence

    la ville a ses quartiers exotiques et ses marchés des quatre saisons

    les côtes passantes grimpent sur les buttes où des jardins surplombent des fleuves

    les eaux serpentines glissent entre les berges tapies sous les frondaisons frémissantes

    les nuages exubérants se suspendent aux collines de mimosa où affleurent les escaliers de pierre

    la rumeur des arrivées au port et des épopées lointaines est ponctuée de klaxons

    percevant les senteurs marines les langueurs d'océan les caresses des algues les picotis de sable la puissance de l'iode le lieu se ferme comme un bulot

     

     

     

    (que faire des silences

    sinon tenter de les mettre en musique)

     


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  • ...............................................

    PAS DE FANTASMAGORIES SANS EUX

    ...............................................

    Poésie au passage...Février/Mars 2016...

    O    E    U    F

     

    O n encensera cette substance étrange

    E laborée au coeur de l'utérus

    U niversellement égrenée

    F acécie d'ovnipares

     

     

    O    E    U    F

     

    O rnithorynque et canard

    E perdus

                     barboteurs amoureux

    U ltimes partisans

                                          de l'existence

    F irent un nid

                                pour un oeuf

                                                             neuf

     

     

    O    E    U    F

     

    O bnubilés

                           par  la planète

    E mbués de

                           circonspection

    U nis dans la

                              perplexité

    F ous d'incertitude

                                            ils oublièrent

                                                                         le mystère 

                                                                                                 de l'oeuf

     

    O    E    U    F

     

    O n a beau vouloir simplifier

    E n ôtant ce qui échappe à notre entendement

                                                                                                il reste

                     qu'

    U ne omelette ne se

    F era pas

                       sans eux

                                          ouf

     Poésie au passage...Février/Mars 2016...

     

    O    E    U    F

     

    O asis né d'une cellule

    E bauche de la conception des constellations

    U ne bulle

                        aussi peu ronde qu'un oeuf

                                                                                irisée de salive

    F ait une révolution

                                            sur notre planète

     

     

     

    O    E    U    F

     

    O ù que ce soit

    E lucider les roulements à billes

                       la chorégraphie du gyrophare

                       l'intégrité de la cellule   

                       la froideur du marbre  

                       la densité de la caresse

                       le poids de la souffrance

                       la formule de l'ovoïde

                       le corps de la danse

                       la naissance des révolutions

    U se subrepticement le lien

                                                            entre

    F aire un oeuf

                                     et

                                                 faire une ellipse

     

     

    O    E    U    F

     

    O r

          il arriva ce qui arriva

    E n oeuvrant

                               sans but

                                                  au creux de l'obscurité

    U n cauri

                       poli par les années

    F ut la trouvaille

                                      encoquillée

                                                              de la journée

     

     

    O    E    U    F

     

    O ublie la fêlure

                                    brisure de poids plume

    E n vertu de la poudre de craie

    U ne tortue

                           barbouillée de jaune

    F açonne

                       à pas lents

                                              sa carapace

     

     Poésie au passage...Février/Mars 2016...

    O    E    U    F

     

    O phélie

                     à la ronde de nuit

    lue en sa nacelle interplanétaire

    U n flocon

                           sur chaque paupière

    F orme un rêve

                                   constellé

                                                      de paréidolies

                                                                                    jolies

     

     

    O    E    U    F

     

    O eil effaré de l'oiselle

        onyx

                  de qui circonscrit le déluge

    n chair et en os

     

    U ne objection d'ocarina  fuselée

                                  aux mains de l'oiseleur

    F ado cramoisi de berger noyé dans l'opiacé bleu

                                  serine un ouï-dire 

                                                                       in extremis

                                                                       en offrande

     

     

    O    E    U    F

     

    O k

        dit un olibrius

    E bruitons cette histoire

    U n ogre d'opéra bouffe

    F it d'un oeuf un trésor

                                                 et  le couvant

                                                                            l'écrasa

                             si malencontreusement

     O k   

         dit l'olibrius

    E ffaçons cette histoire

    U ne

    F ois

              de plus

                             fort heureusement

     

     

    O    E    U    F

     

    O céan de vagues à la dérive

    E mportées vers l'horizon fuyant

    U n coquillage

                                 sculpté par le sable mouvant

    F ait de nacre spiralaire

                                                     recueille ton chant

                                                                                             désespéré

     

    Poésie au passage...Février/Mars 2016...

     

    O    E    U    F

     

    O paline

                     où s'ébrouent des lucioles

    E crin translucide pour l'avenir

    U n cache-cache

                                      dans la nuit

    F ort malicieusement

                                               laisse renaître

                                                                              la lune

     

     

    O    E    U    F

     

    O uverte à tous les vents

    E n dépit des attentions protectionnistes

    U ne ombelle aérostatique

    F lotte

                 rêveusement

                                           entre terre et ciel

     

     

    O    E    U    F

     

    O pen the sky

    E mpanache-toi de soleil et d'oxygène

    U topie d'ivoire et d'organza

    F luence persévérante

                                                 bouillonnant à la source

     

    O    E    U    F

     

    O rnementé d'enluminures

    E mmaillotté de pied en cape comme un bébé d'azur

     

    U lulements volubiles en serpentins suspendus aux 

        aigrettes

    F anfreluches emplumées à califourchon sur des                  images                        

                               animent le carrousel

                               des comptines

                               sans nombre

     

     Poésie au passage...Février/Mars 2016...

     

     

    Andrée Wizem

    cf 1...2...3...bistrot slam...clic...

    Poésie au passage...Février/Mars 2016...

    26 02 2017

    (clic)

     

     


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  • Poésie au passage 440...

     

     

     

     

     

    Titre: Entre-deux
    Etude perso: collages/feutres et craies aquarellables
    format 50 x 65

    Cliquez sur l'image puis zoomez si vous voulez

    .............................................................

    Venez, c'est l'heure

     

    Venez
    l'heure a sonné
    au temps des maracas

    Des marécages montent les sons mats
    des grenouilles
    s'exerçant à la danse de feu

    Féériques clapotis sans nom
    des sonnailles de l'aube

    Sonnez
    à l'heure du takatakatak sec
    des caboches évidées
    Sonnez la danse vibrante des filles de l'eau

    Course lisse étoilée
    au gré du remuement aérien
    des pianos à pouce
    Les calebasses en choeur
    recueillent le vert d'eau
    dès l'aube

    Rassemblez
    cliquetis et jolis bruits
    clochettes de graines et de cuirs
    lianes en colliers tressés
    arcades et anses
    grappes
    hochets
    rondelles sonores
    triangles aigüs aux formes aérospatiales
    loin des folklores éventés

    Osez
    C'est le moment d'en finir
    avec les creux les plus sombres
    les résonances sourdes
    le martellement des horloges insensibles
    aux espaces élastiques
    les heures striées à la fourchette
    Osez
    l'espace ouvert
    à l'aquatique
    à l'oxygène
    avec sanzas darboukas et crécelles

    Osez les rythmes anachroniques
    Osez les syncopes
    l'acoustique énigmatique
    N'ayez pas peur
    Venez
    C'est l'heure

     

    Andrée Wizem

     

    .......................................................

    Texte écrit lors de l'atelier d'écriture(s) inaugural de la journée festive du Samedi 25 Mars 2017 à la MQColuche
    Thème: Afrique(s) territoires d'écriture(s) et Printemps
    avec une mise en exergue de paroles de femmes
    Texte lu: "Venez braves gens" de Isabella Motadinyane - Issu du Bacchanales n°50 "Pas de blessure, pas d'histoire p 95 - Poèmes d'Afrique du Sud 1996/2013 - Edition dirigée par Denis Hirson- Collages de A.D.Sauzey - Maison de la Poésie Rhône Alpes et Le Temps des Cerises - Biennale internationale en Val de Marne


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  • "Pour décrire les fleurs d'amandier"

    Mahmoud Darwich

    (Théâtre de l'Odéon - 2007)

    Poésie au passage...Fleurs d'amandier...

    fleurs d'amandier et roses...c'est tout comme...

     

    a.w.


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  • ............................................................

    l'écureuil s'ébroue
    un lapin se carapate
    l'oiseau est perché

    aux méandres dénouées
    en plein chant biche ô ma biche

    ............................................................

    andrée wizem

     


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  • .....................................................

    illusions d'optique

    quand de la terre à la lune

    les oranges bleues

     

    au plus près des orangers

    oranges couleur pamplemousses

    .....................................................

    andrée wizem

     

     


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