• Slam Poésie...Atelier d'écritureS et mise en voix sur scène ouverte... Chaque 2ème Mercredi du mois...Romans sur Isère 26...

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    slam poésie

    chaque deuxième mercredi du mois

    jusqu'en mai 2017
    de 17h jusqu'à 19h atelier d'écritureS
    de 19h à 19h30 boissons et en-cas proposées sur place
    de 19h30 à 21h mise en voix - scène ouverte
    bienvenue à toutes celles et tous ceux qui
    veulent se laisser tenter par les mots
    ont déjà des textes en poche
    souhaitent découvrir une des scènes slam poésie
    entendre des voix diverses
    partager un temps d'expressions multiples
    conditions d'accès:
    atelier écritureS: gratuit pour celles et ceux déjà adhérent-es
    participation financière souhaitée pour les nouveau-elles venu-es (indication: cot°15€/an)
    scène: entrée gratuite sortie au chapeau pour le public
    un texte dit = un verre offert bien sûr!
    maison de quartier coluche
    salle "habitants"
    42 bis rue andré chénier
    26100 romans sur isère
    Dates slam poésie et autres en vue...Drôme 26 & alentours...
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    atelier d'écritureS et scène de mise en voix slam poésie
    prochaines date
    mercredi 10 mai 2017
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    atelier-d-ecriture(s)-suivi-de-mise-en-voix-sur-scene-du-08-03-2017

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    slam poésie
    dans le cadre du printemps des poètes
    "afrique(s)"
     
    printemps 2017
    comme chaque deuxième mercredi du mois
    à partir de novembre 2016 jusqu'en mai 2017
    de 17h jusqu'à 19h atelier d'écritureS
    de 19h à 19h30 boissons et en-cas apporté-es et partagé-es
    de 19h30 à 21h mise en voix sur scène ouverte
    bienvenue à toutes celles et tous ceux qui
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    ont déjà des textes en poche
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    conditions d'accès:
    atelier écritureS: gratuit pour celles et ceux déjà adhérent-es
    participation financière souhaitée pour les nouveau-elles venu-es (indication: cot°15€/an)
    scène: entrée gratuite sortie au chapeau pour le public
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    maison de quartier coluche
    salle "habitants"
    42 bis rue andré chénier
    26100 romans sur isère
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    rencontre avec lyonel trouillot
    dans le cadre du printemps des poètes
    jeudi 16 mars 2016
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    26100 romans sur isère
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    dans le cadre du printemps des poètes
    "afrique(s)"
     
    samedi 25 mars 2016
    de 11h à 22h30
    maison de quartier coluche
    42 bis rue andré chénier
    26100 romans sur isère

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  • café madeleine


    elle a fini de pleurer
    madeleine
    elle a replié ses fichus fichus
    ses draps aux lettres entrelacées
    au point de bourdon brodés
     
    elle est partie madeleine
    elle a pris nom d'oiseau
    toute à son présent
    à ses mains dans les poches
    à ses yeux au ruisseau
    à son pain à ses miettes d'épices
    son henné  ses orteils
    sa petite musique
     
    au café madeleine
    elle sirote un thé du vietnam
    elle regarde passer le flot des esseulés
    elle prépare
    sa prochaine envolée
    là où personne ne l'attendra jamais

    mado disent les intimes
    a fini de pleurer
    ses amours défunts ne sont plus avenir
    elle fait bouger les cadres
    le tableau des partances
    pour qu'au moins change le paysage

    les figures d'antan
    sont accrochées au mur
    clé égarée dans les champs
    ou dans une ruelle
     
    des appels font se retourner tout un chacun
    comme dans le film
    où les voyageurs croient se reconnaître
    criant les noms perdus

    sur les quais
    aux intersections des villes
    au croisement des chemins
    le frôlement des inconnus

    poste restante
    madeleine
    mado pour les intimes
    ne s'y retrouve plus


    @ andrée wizem
    22.03.2014

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  •  

    « Cantique des cantiques » & hommage au poète Mahmoud Darwich

    "Cité du Cinéma à Saint-Denis.Rodolphe Burger revisite le célèbre « Cantique des cantiques », un hommage au poète Mahmoud Darwich, mais aussi à Alain Bashung, car cette œuvre a été pensée pour sa cérémonie de mariage.
    Deux voix sont au centre de cette performance troublante : l’ensorcelante Ruth Rosenthal, du groupe Winter Family et, en miroir, la déclamation passionnée du poème de Mahmoud Darwich, écrit en arabe, par Rayess Bek."

    Merci à ARTE

    ....................................................

     

    ............................................................

    oud bombé creusé

    voix mêlées se font murmures

    s'envolent les colombes

    ............................................................

    andrée wizem

     


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  • cas d'école

     

    écrire oui

    mais quoi

     

    les arbres ont perdu leurs feuilles

    les troncs de la forêt sont noirs

     

    les lattes brûlées

    les planches calcinées

    un amas de cendres

     

    des cheveux roussis

    un cartable fondu

    la mort en hiver

     

    en lettres bâtons

    écrire un prénom

     

    les yeux étaient noirs

    le sourire s'épanouissait

     

    l'écriture en hiver était une promesse

     

    © andrée wizem

    16.02.2014


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  • 3 - Courant d'air.

     

    Il n'avait pas mis les pieds sur terre que tout recommençait. Il regardait l'alignement parfait de ses orteils en deux obliques formant le chapiteau qu'il avait égyptien. Il se perchait sur son mât et le grand horizon de sa journée lui ouvrait le passage.

    C'est qu'il gardait à l'oreille une chanson de pleine lune où tourbillonnait de la mousse dorée.

    Entre les va et vient de la brosse à dents qui massaient ses gencives, il cherchait le début de la ritournelle. Dans le verre d'eau, il voyait le kaléidoscope en fragments biseautés, bijou de pacotille qu'il se plaisait à faire tournoyer, à l'extrême forage du souvenir.

    Puis venaient les ablutions rituelles et les effets du miroir où se perdaient quotidiennement la mélodie.

    Cherchant son habit du jour, dans les doublures dont il vérifiait les coutures, il reprenait péniblement le fil. C'est ainsi que s'acharnaient des figures sur des partitions aux lignes brisées et tombaient, en éclats de cristal, des bulles à peine nées d'un souffle de verrier.

    Dans un grésillement de gramophone, lui revenait, à son corps défendant, des notes graves échappant à un pavillon tonitruant, ouvert comme la corolle d'une fleur étrangère. Il s'empressait d'en dessiner les contours et d'en croquer l'épaisseur charnue, malgré les éraflures imprimées à son tympan.

    Il avalait en quelques gorgées une boisson énergisante, faisait quelques bouchées d'une part de nourriture terrestre, puis vaquait, dans le désordre de ces réminiscences musicales, à la mise en oeuvre de ses premiers pas.

    Il lui arrivait de procéder à des collages sonores, sorte de magma composite fait de bris de voix, sans parvenir toutefois à ce tableau oscillant entre patios familiaux, terrasses à touristes et chambres habitées , ou bien même spectacles de foire et virées de jeunesse, déformant à souhait la mélodie qui en était la couleur.

    A l'instant de se chausser, il observait les contorsions de sa gorge pour retrouver l'accent de cette langue d'où émergeait cette air d'amourette, décliné dans toutes les tonalités, et collectionnait les tentatives pour en extraire le timbre exact.

    Au seuil de la nuit, retrouvant la chanson du c.d. oublié en mode repeat, il saisit qu'un courant d'air, au petit matin, avait refermé la porte, gardant, à son insu, la clé de l'autre côté.

    Encore un acte manqué, se dit il, résigné à demeurer hors de lui même. Alors, il rebroussa chemin et partit en quête d'un bar noyé de musique où il choisirait une bière blanche, espérant y rencontrer une de ces nouvelles spécialistes des instruments à vent.

    Et à sa grande surprise, il se mit à chanter un air connu.

     

    Andrée Wizem

     

    Samedi 30 Juin 2012

    Texte écrit à partir de la consigne: utiliser le mot "c.d."


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  • 1 - Rebond en marge du canal de la Durance.


    Bien sûr, les berges au cordeau lui allaient comme un gant, bien près du corps, étirées comme mues de serpents, flot d'écailles vernies pour peausserie de confort.
    Mais, à peine avait-il mis les pieds sur le revêtement de gore souple et blanc, répandu comme un ruban, que ce qui déboulait était d'une autre nature.

    Cela venait de loin. Il en pressentait l'approche avec le flair des animaux à l'heure des tremblements de terre. Le torrent n'avait jamais charrié autant de boues, de roches, de branches arrachées. Le lit se livrait à de terribles débordements. C'était un épandage tumultueux, fait de l'irruption éhontée de trombes d'eaux, de barricades en bataille sous le boutoir des fûts de bois, de galopantes écumes ensauvagées par la pente et de tonnerres de dieux en geyser.
    Ce jour-là fut un jour de déluge. Il fallait que le monde s'en souvienne.

    Dans un lâcher prise de fin de résistance, les cascades de toutes les montagnes affluaient, en cataractes, comme aspirées par le goulot de la vallée ouverte. Le carnage des maisons emportées, le labourage effroyable des arbres, les amas monstrueux creusant le passage aux glaciers, tout se fracassait et fondait dans un gigantesque capharnaüm.

    Surnageant à la cacophonie des images, il plongeait, sans crier gare, dans la baie du lac qui signait la fin magistrale d'un tortueux périple. A fleur d'eau, il composait des yeux la succession des baignades inaccessibles et pointait du regard des voiles de bateaux, immobilisés, sous une brise inconsistante.

    A partir de là, l'histoire lui échappait. Il avait beau faire des incursions dans les criques, reprendre l'amorce des sentiers abruptes, la géographie civilisée l'avait rendu analphabète. Plus aucune musique concrète ne venait soutenir ses tentatives.
    Il n'osait se laisser aller à dériver, craignant le grand saut du barrage. Car, ce qui en précédait l'arc immense était l'étendue d'un bleu métallique et froid où l'inertie avait la profondeur des catastrophes.

    Pour fuir l'insistante présence du cirque de béton, où s'accumule la charge incommensurable de l'amont, il se laissait enserrer par la marge étroite et claire des eaux domptées de la Durance, et la haie  libre, qui s'était accommodée de la lumière des Alpes et de la frugalité des sols. Les berges du canal était son chemin quotidien.

    Il s'essayait à la nonchalance, dans des gestes artistiques de lanceur de caillou. A chaque rebond s'amenuisant sur l'eau, il surprenait la fugacité de ses pensées.
    Parfois, pour en apprivoiser la quintessence, il suivait le bouchon au bout d'une ligne, et, dans le frétillement d'un poisson, remis à flot par compassion, il reprenait son cours, vacillant, entre deux eaux.

    Andrée Wizem

     

    Samedi 14 Janvier 2012.

    Texte écrit à partir de la consigne :  utiliser les mots "canal" et "rebond"


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  • Bertrand Belin récite Antonin Artaud | POÉSIE | ARTE Cinema

     

     

     


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  • jeu de cette famille

     

    qu'est ce qu'il dit le père

    des insanités des éructations des provocations qu'il dit le père

    qu'est ce qu'elle dit la fille

    elle est très bonne fille la fille elle traduit elle nuance elle enjolive

    pour que ça passe

    et la nièce qu'est ce qu'elle dit la nièce

    pour le moment elle se tait elle attend son tour la nièce

    et les frères en tromperie qu'est ce qu'ils disent

    ils se marrent les frères en tromperie ils se marrent

    ou ils susurrent pour faire plus soft ou ils susurrent

    et les grandes familles elles disent quoi

    elles déploient les subtilités du français à leurs façons les grandes familles

    et la télévision qu'est ce qu'elle dit la télévision

    elle en fait ses choux très gras la télévision

    et la radio dans tout ça

    elle nous gave la radio de ce rutabaga

    on pourrait en oublier ce qu'a fait le père

    ce que fait la fille

    déjà oublier ce que ferait la nièce

    tout ce qu'ils font de concert ici à vienne et ailleurs

    après avoir relooké leurs façades et leurs officines

    et les spectateurs qu'est ce qu'ils disent les spectateurs

    ils sont au pestacle comme disent ces amuseurs de présentateurs

    qui ne ratent pas une occasion de collaborer à la parade

    pour distraire la populace

    mais que dit le peuple nom de nom

    il s'abstient le peuple

    et le quidam il dit rien

    ah le quidam il dit qu'il se salirait la bouche

    rien qu'à les nommer tant ça le fait gerber

    alors quoi qu'a dit la poésie avec ce grand marché

    ce grand détournement ce grand scénario de basses voltiges

    ce grand démantèlement des esprits ce grand kidnapping de nos paroles

    ça doit bien l'émouvoir dans ses travées

    ah je ne sais madame

    je ne sais

    peut être que le jeu est pipé

    peut être que le ver est dans le fruit

    peut être que l'envers est dans le mot

    et ça madame c'est pas du pipeau

    et les grévistes ils disent quoi les grévistes

    ils disent que le chômage fait la lie de l'extrême droite

    que le père la fille la nièce les frères en tromperie

    c'est pas des cerises sur le gâteau

     

     andrée wizem

    ....................................................................

    déjà publié

    le 12.06.2014

    le 03.03.2015

    (clic)


    2 commentaires
  • carnet "suites musicales au cordel"

    en écho à flowhite et quelques unes de ses photographies...(à vous de les retrouver)...clic... 

     

    sonate au cordel 1 ...clic...

    nocturne au cordel 2 ...clic...

    bagatelles au cordel 3 ...clic...

    sérénade au cordel 4 ...clic...

    romancero au cordel 5 ...clic...

    barcarolle au cordel 6 ...clic...

    ostinato au cordel 7 ...clic...

    percussions au cordel 8 ...clic...

    syncopes au cordel 9 ...clic...

    andante au cordel 10 ...clic...

     

    clé de sol au cordel 11 ...clic...

     

     

    fin

     

     

     

     


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