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    feu mon écran
    aux lignes rondes
    un monde à recycler

    à ma nouvelle fenêtre
    l'écriture plus nette

    des images du monde
    sans coups de feu
    pas sûr

    Poésie au passage...Janvier 2016...

     gun

    crimes de guerre
    la moutarde me monte au nez
    le gaz moutarde c'est hard
    ça gazait dur dans les tranchées
    ça gaze pas fort à gaza
      l'artillerie c'est du lourd

    crimes de guerre
    escrime toi à dénoncer
    crie les crimes des guerriers
    les guerres hier et ailleurs
    les crimes de guerre en crimée
    s'écrivent à l'heure qu'il est

    crimes de guerre
    crient aux fous font la guerre
    le four brûlant au darfour
    la paix a un coeur de pierre
      crépite du feu de dieu à terre
     guerre avec ses artifices

    crimes de guerre
    la guerre sans les crimes
    ne serait pas la guerre
    les crimes sans la guerre
    ne seraient pas la paix
    la guerre c'est la guerre

    crimes de guerre
    la moutarde me monte au nez
    ça gaze fort dur ici ou là
    on rase pas gratis ça coûte cher
    le tribunal dira c'est pas du jeu
      y a des règles de bonne guerre

    crimes de guerre
    les murs délabrés en poussière
      la terre brûlée pour avenir
    les promoteurs se frottent les mains
    l'industrie de guerre fait vivre
     les desseins sombres du genre humain

    crimes de guerre
    terres sans noms dévastées
    vent incendiaire déracinant les arbres
    lamentations au milieu des friches
    la peur me fait tout petit
    prends ma main avec coeur

    Poésie au passage...Janvier 2016...

    silence on tourne

    tu tairas les bombes
    qui tombent sur les têtes
    tu ignoreras d'où elles viennent
    tu n'en verras que l'absurdité
    tu oublieras l'histoire
    ne sachant prendre parti
    tu perdras les espoirs
    murmurés dans la fureur
    tu cesseras de croire
    aux lendemains qui chantent
    tu voudras supporter
    l'absence de réponses

    tu accueilleras le hasard
    avant qu'il ne s'enfuit

    tu chanteras l'étendue
    du désastre avec coeur
    tu mimeras les mots
    pour tenter de traduire
    tu tourneras en rond
    sur les places de mai
    tu témoigneras du silence
    de l'existence humaine
    tu ne sauras pas dire
    les bombes sur d'autres têtes
    tu trouveras des poètes
    hurlant à tes côtés

    Poésie au passage...Janvier 2016...

    censuré

    parfois
    les images de rêve
    ont l'art
    de la subversion

    quand la réalité
    se fait de plomb

    Poésie au passage...Janvier 2016...

    que le  monde s'écroule

    dans la fulgurance des éclats
    l'épée du feu ne les atteint pas
    elles ont fermé leurs oreilles
    et tressent leurs cheveux

    terrées sous la fournaise
    le vent brûlant ne les atteint pas
    elles ont fermé leurs yeux
    et tressent leurs cheveux

    déluge incandescent de laves
    la coulée du volcan ne les atteint pas
    elles ont courbé la tête
    et tressent leurs cheveux

    irruption de tonnerre et d'éclairs
    le magma pétrifiant ne les atteint pas
    elles vivent du bout des doigts
    et tressent leurs cheveux

    ghettos et abris de survie
    le jour en feu ne les atteint pas
    elles veillent sur leurs coeurs
    et tressent leurs cheveux

    soubresauts incendiaires du monde
    la vague de braise ne les atteint pas
    leurs voix sont un silence
    elles tressent leurs cheveux

    Poésie au passage...Janvier 2016...

      disque d'or

     

    un lever de soleil

    sur un jour de givre

     

    les terres de labour colorées de chaume

    la brume tombant d'un croissant de lune

     

    une musique frappe au tympan

    te bousculant à l'épaule

     

    un temps de lumière

    sur des bouquets de pensées

     

    le silence dans l'attente

    des premières paroles

     

    la ville dans son nuage

    la buée issue des bouches

     

    les heures de guerre

    le couvre feu la chape de plomb

     

    quelques mauvaises herbes

    à déterrer sous le cadran solaire

     

    les syllabes du peu

    trainant les pieds

     

    la cymbale de cuivre

    mailloche à la main

    Poésie au passage...Janvier 2016...

    fruitier

     

    combien d'heures à creuser

    de la lame aiguisée à la meule

    le coeur des pommes aigres douces

    habitées par les métamorphoses sans ailes

    aveugles et torturées

    pour dans une compotée

    recueillir quelques éclats de chair

    indemne des pourrissements

    teintée encore des saisons de foin

    réduite enfin à cette marmelade  grumeleuse

    engloutie sans nom de dessert

    combien d'heures

    jusqu'à ce retour du marché avec

    dans le poids des cabas portés à bout de bras

    perdue dans l'emballage des foies de boeuf

    la golden planétaire

    condensé de baies rouges et de banane

    invention pour faire oublier

    les temps de guerre

    qui trôna sur la table un samedi

    énorme fruit de l'étrange

    coupé en tranches fines et transparentes

    et dégusté avec la distinction qui sied

    aux gens de bien dans l'oubli

    des temps de peu

    Poésie au passage...Janvier 2016...

    printemps des poètes

     

    au temps de l'hellébore

    ouvrant ses trois corolles

    sous l'averse de grêle

    vrai de vrai

    on tue de plein pied

    homme femme et enfant

    de l'autre côté de la mer

     

    au temps des tourterelles

    rassemblées comme jamais

    picorant mon jardin

    vrai de vrai

    on tue de sang froid

    deux ou trois jeunes femmes

    de ce côté de la mer

     

    au temps des premières primevères

    sonores comme des pinsons

    en cette fin d'hiver

    vrai de vrai

    on s'exerce au tir de flash ball

    pour effrayer en choeur

    un beau matin sur terre

     

    au temps des zenitudes ambiantes

    des hellébores des tourterelles

    de la primavera

    vrai de vrai

    les aspirants à la parole

    continuent de tomber

    comme des mouches

     

    au temps des petits coeurs en kit

    de l'amour en promotion

    du don à crédit

    vrai de vrai

    des corps de chair et d'os

    tout autour de la mer

    font boum

     

    au temps des fleurs et des fusils

    les poètes avec leurs mots

    font piètres figures

    vrai de vrai

    parler de paix en temps de guerre

    langue fleurie langue acérée

    la mer reste salée

    Poésie au passage...Janvier 2016...

    quizz

     

    il me reste une image

    comme un clou

     

    figurez vous

    la scène

     

    le saltimbanque en appelle à la foule

     

    combien de morts à marignan

    dix doigts se lèvent

    et celui là comment est il mort

    pendu haut et court

    bravo vous êtes rapide

    comment ce poète archi connu a t il fini ses jours

    la question est pointue suicidé

    gagné

    entre ces murs combien ont fini par mourir de soif

    mille vous n'y êtes pas

    cent mille vous brûlez

    combien ont péri dans des tranchées

    toutes les mains se lèvent

    chacun veut participer

     

    et le jeu se poursuit

    pour une liste des comptes macabres

    la mémoire en bandoulière

     

    le saltimbanque interroge

    qui veut aider à tourner la roue de la belle installation mécanique

    (c'est une guillotine de théâtre)

    le saltimbanque feint la difficulté devant tant de fervente collaboration qui se manifeste

    enfin il y a un élu

    le public est dans l'expectative jubilatoire du happy end

     

    sous l'échafaud le cobaye est installé

    c'est un petit ours en peluche

    des cris font mine de s'insurger oh non pas ça

     

    tout de même la foule est partagée

     

    mais le plus grand nombre s'étrangle de rires

    puis file vers un prochain spectacle

    pressé d'enchaîner autre chose

     Poésie au passage...Janvier 2016...

    si c'était une femme

     

     

    dans la boue

    dans les abords confus d'un village d'une ville

    dans la boue à ras bord l'image d'un visage

    peut être une épave éperdue échouée

    peut être des voiles engluées de goémons figés

    peut être des algues brunes cloquées de chien mouillé

    dans la boue à ras bord l'image d'un visage

    une épave efflanquée duvets embroussaillés

    dans les abords des villages des villes

    des joues creusées aux yeux écarquillés

    regard démesuré par les nuits les plus sombres

    peut être une épave attendant la marée

    peut être des voiles échevelées aux relents de voyages

    peut être la vision embuée d'un visage envoilé

     

    et si c'était un homme

     

    dans le couloir sans fin

    dans le labyrinthe de vies d'errance et de houle

    dans l'uppercut au plexus et l'estomac noué

    peut être le fatras des battues acharnées

    peut être le choc et mat des linges emmêlés

    peut être des montagnes de blanc aux froidures cliniques

    dans le couloir sans fin les chariots de la vie

    brinquebalante et percluse de sonneries dingues

    dans le labyrinthe éreinté des errances échouées

    un long bras tendu et sa main effilée

    la veine boursouflée à suivre comme un sentier

    peut être une route avec ses pieds nus

    peut être le reste des épaules pour un sac d'habits

    peut être un corps entier sous le drap décharné

     

    et si c'était un homme

     

    dans la rue

    dans les abords d'une ville d'un pays

    dans la rue de murs qui s'écroulent au bord du monde

    peut être une ombre bleue

    peut être fantômes silencieux des silhouettes

    peut être le cliquetis curieux accompagnant la marche

    dans la rue aux abords d'une ville d'un pays d'un monde

    une ombre bleue sanglée de tissus à la taille

    une suite de perles ouvrant une encolure

    la grande main osseuse qui bat encore de l'aile

    peut être une ombre bleue masquant l'inespéré

    peut être le fantôme muet du bord du monde

    peut être une peau bleue immensité fiévreuse

     

    et si c'était un homme

    et si c'était une femme

    et si c'était un homme

    et si c'était une femme

     

    dans la vie

    aux frontières des années lumière

    dans la vie qui s'écoule et vient au bord du monde

    peut être une vie d'amante aimante et désarmante

    peut être une vie de déserts et de landes

    peut être une vie de trésors cachés

    dans la vie qui s'écoule et meurt au bord du monde

    un corps de chair et d'os marchant en mode infime

    et le subtil humain dessinant à foison les courbes d'un visage

    peut être l'inespéré surgi au bord du monde

    peut être le souffle audible des rencontres intimes

    peut être la vie enfiévrée aux frontières de la nuit

     

    et si c'était un homme

     



    andrée wizem
    .......................
    assemblage de textes
    écrits depuis
    le 09.01.09
     
    (...clic...)
     
    (...clic...)
     
     
    cartographie des ventes d'armes
    (...clic...)
    le monde diplomatique
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ventesdarmes16
     
     
     
     
     

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  •  

    j'ne suis donc pas

     

    je n'suis donc pas une anaphore

    j'ai fort à faire avec l'enfer

    j'ai fort à faire avec les maux

    mes mots d'nana sont pas raccord

    avec le genre

    aux ragnagna

    c'est pas mon genre le genre gnangnan

    mon genre c'est l'genre phosphorescent

    aux antipodes du bosphore

    je n'suis donc pas une anaphore

    dans mes amphores y a du mystère

    avec des pleins voire des débords

    le genre m'dérange

    sans m'arranger

    des limbes aux langes il n'y a pas d'ange

    ça manque de fluor

    flu o re scent

     

    au fond d'l'amphore c'est nuit encore

    l'anaphore c'est

    un grand désert

    je n'suis donc pas une anaphore

    si sur les images je m'endors

    c'est qu'j'ai trop fait dans l'son du cor

    c'est en forêt que je m'empêtre

    j'm'appelle ariane sur les scènes slam

    faut croire qu'un nom ça vous rhabille

    et vous renvoie

    aux oubliettes

     

    aux cimes d'mon popocatépetl

    y a des névés

    neiges d'éthernet

    je n'suis donc pas une anaphore

    faut pas tourner autour du pot

    c'est en deux temps et trois mouv'ments

    qu'j'm'perds un peu tandis qu'je fore

    ce puits sans fond sous la margelle

     

    mais c'est à la marge que j'me trouve

    que je gribouille avec efforts

    mon nom

    à l'encre sympathique

    sans l'anaphore machiavélique

     

    andrée wizem

     

    (chaque participante se trouve une anaphore - temps limité d'écriture)

    ..............................................

    (clic)

    http://andree-wizem-poezizanie.eklablog.com/atelier-ecriture-slam-28-05-2016-festival-des-genres-et-vous-romans-su-a126034030

     


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  • .........................................

    étude d'archimède 
    quoi! une feuille: corps flottant 
    s'élançant aux nues! 

    faut il crier eureka 
    newton voit chuter une pomme

    .........................................

    Sir Racuse

    http://flowhite.canalblog.com/albums/regards_d_hiver/index.html


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  • Poésie au passage 215...

    1 1  0 9  2 0 5 3

     

    approchant la vitre embuée

    un quidam cherche

    dans un mètre cube

    ce qui relie

    le gravat et le baldaquin

    la meurtrière et la baie panoramique

    le mur pisseux et le rose chair

    le sac poubelle et le lin bleu

    la marée noire et une armoire

    la mise en cage et le tissage

    l'appel au secours et le rouge mythique

    la cabine téléphonique et le poème

    deux mille treize et deux mille cinquante trois

    puis se retourne et voit

    le passé décomposé

     

    andrée wizem

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  • Poésie au passage 171...

    planétarium

     

    es tu de sang froid as tu le sang chaud

    es tu sauvage es tu domestique

     

    aigles et condors sont déjà usurpés

     

    si bien dressés

    les pigeons mangent au creux des mains

    puis jamais rassasiés harcèlent les mollets

     

    becs et ongles pour des miettes de pain

    lâcher de palmidés en guise de lâcher de chiens

     

    canards voraces mouettes mutantes cygnes frelatés

    rapaces au secours des charniers

     

    les moutons bêlent

    mais que dire des gardiens de troupeaux

     

    sous les toisons d'or sous les plumes de rêve

    les monceaux de vermine

     

    trop plein de pain rassis

    flottant au bord des berges

    largué par des mamies flingueuses

     

    aujourd'hui un ramier fait la grève de la faim

    la planète en est retournée

     

    buzz buzz on the beach

     

    andrée wizem

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  • .............................................................

    clapotis de gris

    dans le dédale des berges

    les éclats de rouille

    .............................................................

    andrée wizem


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  • boulbon- abbaye st michel de frigolet - barbentane  (13) 22.11.12 

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    ......................................................................... 

     

    grisaille du fleuve

    peaux retournées des poissons

    glissement des berges

     

    .........................................................................

     

    or en filigrane

    une rincée sur la vitre

    le bleu délavé

     

    .........................................................................

     

    la lenteur des eaux

    la giflée du mistral

    écailles mordorées

     

     .........................................................................

     

    porté aux épaules

    la figure au cours des siècles

    ballon de l'enfance

     

     .........................................................................

     

    la rouille inventive

    les pavillons des oreilles

    une antiquité

     

    .........................................................................

     

    falaise ou château

    les deux pans désagrégés

    remonter la pente

     

    .........................................................................

     

    le théâtre d'ombre

    un jeu des apparitions

    le bleu du décor

     

     .........................................................................

     

    au pied de la roche

    une insistance de l'automne

    espèces aux aguets

     

    .........................................................................

     

    traversée du fleuve

    quand le pont n'est plus une arche

    une adaptation

     

      .........................................................................

     

    garrigue égarée

    le chemin au gré du vent

    et des incendies

     

    .........................................................................

     

    des cloches immuables

    chercher le chant des oiseaux

    entre les cailloux

     

    .........................................................................

     

    recueillir la pluie

    ingénuité en béton

    sans doute à dos d'hommes

     

    .........................................................................

     

     

     des tours de babel 

    liqueurs aux herbes sauvages 

    le curieux mélange

     

     

     .........................................................................

     

     

     pas vu âme qui vive 

    traversée entre les murs 

    le doute subsiste

     

     

     .........................................................................

     

     

     inscriptions latines 

    la gravure au chapiteau 

    lu semper virens

     

     

     .........................................................................

     

    l'ange au javelot

    terrasse un démon cornu

    dope à l'elixir

     

     .........................................................................

     

     au nom de mistral 

    une école buissonnière 

    accents de nos langues

     

    .........................................................................

     

     le goût des amandes 

    les nuances des olives 

    variété violette

     

    .........................................................................

     

    moulins immobiles

    des images se sont perdues

    les légendes perdurent

     

     .........................................................................

     

     encore une tour

    restauration réussie

    histoire de prison

     

    .........................................................................

     

     retraités tranquilles

    seraient ils des clandestins

    cache de sans papiers

     

     .........................................................................

     

    provence terre d'accueil

    immigrés en farandole

    les rues des villages

     

    .........................................................................

     

    andrée wizem

    13 12 2012

    (...clic...)

    http://andree-wizem-poezizanie.eklablog.com/carnet-les-suites-naturelles-c18886297


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  • .................................

    Enigme

     

    Dans ses bras, vous vous jetez. Lorsqu'une apesanteur reconstitue votre colonne d'air, bien arrimés à ses ailes. Sanglés de sa peau, vous voilà à contempler le rougeoiement de l'horizon. L'âtre n'est plus qu'un vaste mot. Par tous les pores, entre, en vous, cette pluie tiède des particules de son univers. Vous ne pouvez que fermer les yeux au creux de l'absence des limites. Si votre nuque se relâche, c'est qu'une rondeur de nid vous prend dans ses plumes. Vous entendez, alors, sous l'effet de cette ostéopoésie, le plancher qui craque et une vague cosmogonie affluer dans votre vie.

     

    Andrée Wizem

    publié le27 05 2015

    .................................

    (...clic...)

    http://andree-wizem-poezizanie.eklablog.com/echos-de-festivals-c18844593

     

     


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  • déjà publié le 21 novembre 2012

    ////////////////////////////////////////////////////////////////

     

    récemment j'ai eu la bonne surprise d'être informée d'un atelier d'écriture à proximité...

    organisé par la m.j.c. de tain l'hermitage en lien avec la compagnie michel tallaron installée à vienne

    cet atelier souhaitait nous entraîner sur les bords du fleuve...projet au long cours de la compagnie...

    (ateliers le fleuve à voix haute...clic...)

    les propositions d'écriture formulées par marie frering écrivaine étaient accompagnées d'une proposition de mise en voix par michel tallaron...

    c'est ainsi que j'ai rencontré des compagnes d'écriture lors de deux séances sur trois auxquelles j'ai participé...

    marie frering et michel tallaron nous soufflèrent leurs silences...

    des participantes à ces ateliers ont bien voulu me confier leurs textes...je les en remercie chaleureusement et vous invite à les découvrir...

    certains d'entre eux ont été présentés lors de la soirée du 17 novembre organisée à la m.j.c. destinée à mettre en valeur l'expression des femmes...

    andrée wizem

    ...........................................................

     

    Ateliers « Le fleuve à voix haute » sous la direction de Marie-Frering (écrivaine)

    et Michel Talleron (mettteur en scène). 20/10-27/10-03/11 2012. 

     

    Incipits du 20.10.12:

    "Le cœur du fleuve s'enfonçait en moi..."

    "Je m'enfonçais au cœur du fleuve..."

     

     

    Je m'enfonçais au cœur du fleuve,

    j'avais attendu toute la journée qu'enfin il pleuve.

     

    Tous les jours, je le regarde de ma fenêtre,

    ses couleurs changent au fil des heures,

    Je le regarde se dérouler, passive, attérée, déserte ;

    aucun malheur, aucun bonheur non plus.

    Il y a peu de temps que je vis au fil de l'eau,

    il y a peu de temps que je ne vois plus que le « courant ».

    Je veux que ce courant m'emporte. Sans raisons.

    Juste parce que son mouvement est continuel, perpétuel,

    Juste parce que seuls mes yeux bougent, que je reste immobile, mortelle. 

     

    Je rêve de sortir de ma «cachette», ouvrir ma porte, descendre l'escalier,

    franchir un palier, le seuil de l'immeuble, traverser la rue. 

     

    Je rêve qu'une, deux, trois personnes puis dix, puis cent puis mille me suivent,

    marchent à côté de moi, du même pas.

    Je rêve que nous enlevions nos vêtements, un à un,

    tout laisser sur les berges, quelque soit la saison sans frémir,

     

    nous nous laisserons bercer puis emporter au fil de l'eau,

    émergeant du néant, triomphant, survivant.

     

    Courant bienveillant, habité. Oxygène, animal,

    minéral, végétal.

    Une nouvelle humanité lavée par l'eau du fleuve,

    flottant

    dans la même direction,

    la mer méditerrannée,

    vers un continent

    qui n'existe pas encore

    laissant définitivement

    dans les abysses inaccesibles

    Ce monde qui hurle...

    Et ne plus entendre

    que le murmure de l'eau.       

     

    Texte de Christine.

     

     

     Incipits du 27.11.12:

    "Nous étions sur un radeau..."

    "Passé(e) par beaucoup de méandres"

     

     

    Peut-on sur un fleuve, imaginer autre chose, que le descendre ?

    Peut-on espèrer sortir d'un tunnel après être passée par tant de méandres ?

    Peut-on dans une vie, faire autre chose, qu'acheter ou vendre ?

    Que faire de toutes ces accumulations de « Pouvoir », « Devoir », «Vouloir » ;

    Entendre mais ne plus écouter, voir mais ne plus regarder... 

     

    La pseudo modernité emporte tout : valeurs, croyances, espoirs,

    Le seul courant par lequel se laisser porter : Paraître ? Avoir ? Consommer ? 

     

    Les fleuves continueront à couler, les mers à grignoter les terres, les déserts à avancer.

    Brisés par les vagues grandissantes de « l'urgence » et de l'intolérance,

    Nous ne serons plus bientôt que des petits robots rampants.

    Deux milliards d'êtres humains n'auront pas accès à l'eau dans moins de vingt ans,

    et nous creusons des puits ? Non !

    Des piscines et des tombeaux dans la plus parfaite indifférence. 

     

    Aujourd'hui nous savons, oui nous savons ce que nous faisons,

    Partout sur la planéte, nous soutenons fanatismes, dictatures,et corruptions.

    « Loréal » parce que je le vaux bien, « Mac-donald » pour faire américain,

    « Fessse-book » pour avoir des copains et laisser tranquillement crever son voisin.

    « Gala », « Voici » et Bien sûr « TF1 » pour ne pas me différencier des crétins. 

     

     - Mais quoi ? Tu veux quoi ? Naviguer à contre-courant ? 

     - Oui ! Je veux esssayer ! Ramer, m'indigner, m'enchanter.

     

    Cueillir des fleurs, écrire des mots, rencontrer ces «autres», sentir le vent,

    Oublier de me résigner, je veux aimer pour ne rien avoir à regretter.   

     

    Pourtant inexorablement une humanité consentante marche sur les traces de ses ainés.

    Profits, assassinats, carnages, génocides, destruction organisée.     

     

    Ça nous révolte ???

    Alors comment est-ce possible...

    Que tout cela se déroule ?

    Parce que ! Depuis que

    le monde est monde,

    il paraît que...

    C'est toujours

    la même eau qui coule...      

     

     

    Texte de Christine.

     

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    Ateliers Le Fleuve à Voix Haute

    Textes imaginés par Pauline

     
    LE 20 10 2012      Je m’enfonçai  au cœur du Fleuve…

     
             Alors que la passerelle était secouée par les bourrasques d’automne, je m’immobilisai face au courant. Le Fleuve, majestueux,  imperturbable, glissait vers le Sud, silencieux ; Sa surface à peine ridée par quelques vaguelettes était impénétrable. Rien ne laissait deviner qu’il avait traversé un grand lac ; accueilli en son flanc ruisselets et torrents. Aucune trace de sa traversée de Lyon, ni des batailles livrées pour franchir les barrages dressés sur son parcours .
             J’essayai de sonder la mémoire du Fleuve : après avoir imposé le rythme de ses crues aux riverains, il avait dû se transformer  et permettre aux hommes d’entrer dans la modernité :finies les escapades dans les lônes, place aux digues, aux embarcadères et aux ponts .finis les moulins et  les bateaux-lavoirs, place aux usines hydroélectriques et aux centrales nucléaires.
              Pourtant, malgré ses blessures, le Fleuve poursuit sa mission. Il relie toujours les hommes et, dans ses flots ou par le rêve,  les accompagne jusqu’à  la mer.
     
    ...............


    Le 27 10 2012       Passés par beaucoup de méandres…

     
                 Nous avons décidé de remonter le cours de la rivière jusqu’à sa source en partant des ramières. Là, paresseuse, la Drôme s’étale sur ses galets blancs, serpente entre les îlots piquetés d’arbres à papillons et de petits saules.

    Plus loin, aux abords de Crest, de vieilles digues herbeuses la bordent . Puis, un gracieux pont de bois la franchit, sans altérer l’aspect sauvage des lieux. Mais, très vite , le cours d’eau doit se soumettre à la volonté des citadins : la rivière doit passer là, dans ce chenal étroit bordé de hauts quais de pierre grise.   

     

    Heureusement, en amont de l’agglomération,  elle retrouve sa nonchalance et, de méandres en méandres, on parvient à Saillans. La rive droite, en pente douce, accueille campings et coins pique -nique, tandis que la rive gauche, plus abrupte est surmontée de  larges maisons anciennes.

     

    Au-delà de Saillans, la vallée se resserre et la rivière se faufile entre deux escarpements calcaires ; c’est le défilé d’Espenel. On débouche alors dans la plaine de Vercheny où de profondes couches  de gravier ont permis l’installation d’une carrière et aussi, hélas, son prolongement, la  bruyante centrale à béton.

     

    5 km plus haut, le village de Pontaix s’étire le long de la Drôme.  Les maisons et le temple  lui-même ont les pieds dans l’eau . Seules, les ruines du château féodal dominent l’étroite vallée. Nous sommes maintenant dans le Diois , « capitale » Die, mais la rivière évite soigneusement cette ville. Peut-être est-elle jalouse de  la  Clairette, seul liquide honoré dans  cette cité viticole ?

     

    En amont, notre rivière n’est encore qu’un torrent  joyeux et limpide.  Au-dessus de Luc  en Diois, voici le Saut de la Drôme. Là, notre petite rivière bondit du haut des rochers du Claps pour  abonder le petit lac.

            Encore quelques kilomètres et nous  cheminons près d’un  ruisseau qui musarde entre les arbres. Est-ce bien la Drôme, ce filet d’eau si modeste ? Nous hésitons entre deux directions, mais  nous nous rappelons soudain  cette petite formule : « La Drôme, à  Valdrôme elle se nomme ; à Livron, elle perd son nom.». Alors,  nous  délaissons  le bras d’eau  qui vient du marais et nous remontons le vallon jusqu’à la source, une zone humide  près de La Bâtie des Fonts.
     
     ...............
     
    Le 03 11 2012      Franchir le pont
     
        Depuis longtemps, je rêve de découvrir le ZANSKAR . Pour rejoindre ce royaume des cimes, j’imagine  très bien la montée interminable,  par  des sentiers étroits accrochés aux pentes abruptes. Nos énormes sacs à dos meurtrissent nos épaules  courbées et,  du paysage grandiose, nous ne voyons que les cailloux du chemin et les herbes rares. Cependant, les haltes sont nombreuses car le torrent,  tout en bas, miroite et gronde, attirant notre attention et forçant notre admiration.
        Rapidement, notre respiration devient plus difficile ; la haute altitude ralentit notre progression. La fatigue marque les visages. Chacun espère découvrir, après le prochain  virage, ce pays authentique tant fantasmé. Mais, derrière les blocs de roche qui nous le cachaient, horreur !  C’est un fragile pont de corde qui se balance devant nous ! En dessous, le précipice est impressionnant. Je n’ose regarder tout en bas. Le torrent s’est tu. Peut-être est-il emprisonné dans une gorge trop profonde pour qu’on puisse l’entendre ? Non, au contraire, son lit s’est élargi et,  des dizaines de mètres au-dessous de nous,  il musarde tranquillement, sans se soucier de quelques  marcheurs tétanisés devant une traversée si périlleuse. Qui va franchir l’obstacle en premier ? Personne ne se décide. Chacun espère une alternative. Certaines parlent même de rebrousser chemin. Après une ascension aussi pénible,  comment l’envisager ? Allez, courage ! Je me lance, prudemment, les mains crispées sur la main courante qui ploie. Pas à pas, tandis que la passerelle oscille de plus en plus, je progresse lentement. Me voilà au milieu. Rester concentrée ; garder le même rythme ; ne pas regarder en bas…Cette traversée est interminable ! Enfin, l’autre rive m’accueille ; la terre ferme ou plutôt, le sentier d’éboulis !  
        Je  pourrais être fière d’avoir franchi ce pont.  Mais, existe-t-il vraiment ? En réalité, je ne suis jamais allée au ZANSKAR.

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     Incipit du 27.11.12:

    "Passé(e) par beaucoup de méandres"

     

     

    Passer par beaucoup de méandres.

    Traverser.

    Découvrir le fleuve à l’aube,

    quand la brume se dissipe,

    au moment où tout se dévoile.

    Rester là.

    Ecouter.

    Laisser battre son cœur

    au rythme de la vie qui s’éveille.

    Puis, partir.

    Aller vers toi,

    sans te voir.

    Regarder.

    Regarder le fleuve.

    Etre éblouie par sa beauté,

    les reflets sur l’eau,

    ces myriades d’étoiles

    qui scintillent sous le soleil.

    Repartir,

    le cœur en fête.

    S’attarder.

    Prendre le temps.

    T’apercevoir au loin.

    Aller.

    Venir.

    Repartir.

    Ne pas regarder derrière soi.

    Courir.

    Prendre les oiseaux,

    les fleurs, les herbes folles.

    Courir.

    Te rejoindre là où tu es,

    là où tu m’attends.  

     

                                                       Mireille.     


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    Atelier écriture « le fleuve à voix haute »

     
    Nous étions sur un radeau
    Passé(e) par beaucoup de méandres
     
    Comment ça s’appelle déjà, ces trucs, ces tourbillons, mais si tu sais bien…
    On dit qu’ils aspirent  les marins intrépides… un entonnoir géant… un gouffre d’eau noire…
    Cauchemar d’enfant où je voyais s’agiter des pantins désarticulés dans une glissade qui s’accélère.
    «  Ta Claudine, je l’ai jetée à la rivière »
    Je réalise que c’est ma préférée. Le caoutchouc est noir de crasse, les bras sont fixes mais c’est sûr, c’est ma préférée.
    Je la vois tourbillonner au dessus de l’eau, danser à la surface avant de disparaitre. La scène se répète, arrêt sur image, je regarde incrédule l’air si pur, le ciel si bleu, l’eau si calme, une profondeur si  épaisse.
    Le maelstrom,  juste un friselis à la surface de l’eau, quelques volutes qui s’enroulent et serpentent. Le canot pneumatique ruse avec la vague et se joue du courant. Un éclat d’eau et des gouttelettes qui s’accrochent à mes cils. Fraicheur joyeuse où se mêlent paysage d’aujourd’hui et image du passé.
    De port en port nous poursuivons notre voyage
     
     
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    Franchir le pont
    Cette pensée ruisselle souvent dans ma tête

     
    D’abord, c’est juste un chuchotement qui s’insinue, une ride à la surface de l’eau, le bruissement de l’air dans les herbes sèches.
    Un bras qui jaillit,
    Courir, courir, le pied touche à peine le sol, chercher des appuis fermes entre les bourrelets de mousse et la broussaille humide, ne pas hésiter, rester alerte, économe, équilibre à peine tenu.
    Une langue de sable sur le bord de la rivière, claire et chaude, image fugace d’une pause impensable pour qui sait si bien courir.
    L’eau est montée jusqu’à mi-course dans le pré d’en bas.
    Courir à jupe retroussée, eau, soleil, la morsure de l’air sur les griffures des cuisses.
    Ca suffit  maintenant
    Le souffle trop court, et s’arrête la course folle, martellement des tempes, les pieds dans la vase, de la boue glisse entre mes orteils ;
    La tête lourde, si lourde.

    Textes de Brigitte.
     

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    incipits du 27.10.12:

    "nous étions sur un radeau"

    "passé(e) par beaucoup de méandres"

     

    une belle idée avec des ailes

     

    c'est une idée flottante que celle de naviguer

    un os à ronger

    bois flotté 

    infiniment ramené au rivage

    porosité minérale de berges infiltrées

    c'est une idée qui bat sa coulpe

    percutée de plein fouet au côté

    berges plongeantes

    terre imprégnée

    c'est une pensée qui s'installe

    les pieds dans l'eau

    avec les cygnes

    becs sous les ailes du froid

    vertèbres enroulées

    au cervical

    c'est une impression vaseuse

    une fange d'herbes et d'ajoncs

    un fleuve inerte troué de vagues

    c'est un tissage besogneux

    berges brassées avant le vent

    avancée de bois où se trame la ligne de flottaison

    c'est une vue de l'esprit qui se jette à l'eau

    berges à dos d'oiseau

    cous dénoués

    plumes trempées

    c'est une idée de papier qui perd pied

    c'est un oiseau sur un bateau

    infiniment tenu par le fil

    à la patte

     

    texte de andrée wizem

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    Incipits du 03.11.12:

    "franchir le pont"

    "cette pensée ruisselle souvent dans sa tête"

     

     

    Elémentaire.

     

    Dès les volets ouverts, sa première pensée le ramena à l'oubli d'un pépin, pourtant si remarquable.

    C'est un jour de grand vent, alors que le ciel lui infligeait des tirades de pluie à l'horizontale, retournant à tout va les armatures arc-boutées du monde, qu'il avait décidé d'entrer dans la boutique de maroquinerie la plus renommée, pour sélectionner le parapluie adéquat aux intempéries où il baignait.

    Le pommeau de buis eut l'art de lui plaire. Les plis de la toile s'ouvraient et se refermaient en un tour de main. Il avait ainsi l'instrument parfait pour arpenter les rues de la ville.

    Il prenait, en enfilade, les galeries une à une, traversant, d'un regard de maître, les vitrines, pour épouser les formes des sculptures, les contours des tableaux, les creux des céramiques, et ces objets étranges qui poursuivaient leur vie sur des comptoirs en bois précieux ou des étales d'aluminium.

    Il avait toujours rêvé de faire voyager des oeuvres autrement que dans des containers blindés.

    Il se voyait volontiers passeur de trésors, allant sur le fil tendu entre les continents, à mille lieues au dessus de la géographie terrestre, trouvant, au millimètre près, l'équilibre entre ses deux mains, l'une tenant le pépin, l'autre ce qu'il fallait sauver.

    Au faîte de ses épaules de sherpa, expert au portage de l'eau lors des expéditions extrêmes, mûrissait le projet d'une traversée entre deux pays, entre deux mondes, entre deux langues.

    Dans ses allées et venues trans-frontières, cette pensée, solide comme un roc, essuya les averses du jour, submergée, sans toutefois ruisseler dans sa tête.

     

    Texte de Andrée Wizem

     

      


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  • c'est le pérou

     

    te voilà guide de hauts plateaux

    cachant sous des montgolfières tant de trésors

    au fil des tissages

     

    jaune

    l'or

    à la porte de ta maison

    au long des trottoirs de ta rue

    aux casques protecteurs des travailleurs

    à la précieuse cargaison de légumes

    aux filets de pêche

    aux petits sachets de gourmandises

    à la bâche couvrant ta remorque

    au pointillé de la route pointant la montagne

    à la roue des triporteurs

    au taxi de la bonne fortune

    aux abords des marchés

    à l'unique baie éclairée dans la nuit

    aux reflets des instruments à vent

    aux plumeaux de la danse

    à la boue des torrents issus d'un lac en suspens

    aux gouttes apprivoisées par le quotidien

    aux prunelles de ton chien fidèle

     

    machu picchu

    ton chapeau haut de forme

    se hisse au front de fierté des porteuses de pommes

     

    pays où le soleil tournoie

    sous les jupes bigarrées

    les pavés de tes villes tremblent parfois sous la pluie

    là où se rejoignent

    tant de métis

    du monde

     

    andrée wizem

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    31.03.2015

    (poème en lien avec les photographies de Pascale

    avec une pensée pour nora,alain et bastian de mes amériques)

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    soirée "la rue: vue, lue, entendue" vendredi 3 juillet 2015

    à la m.j.c. de tain l'hermitage

    sur ce thème: poètes...photographes...musiciens...bienvenue in vivo

    http://andree-wizem-poezizanie.eklablog.com/la-rue-vue-lue-entendue-mjc-de-tain-l-hermitage-janvier-juillet-2015-a118085036

     

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    (chercher la poésie dans la rue...clic...)

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    "la rue: vue, lue, entendue"
    soirée à l'initiative de pascale et mireille
    préparée par
    pascale...mireille...jean-charles...annie...maurice...
    philippe...françoise...jean...claudette...andrée...
    auteurs de textes...photos...musiques...
    en lien avec des activités régulières ou événementielles de la m.j.c.
    vendredi 3 juillet 2015
    à partir de 18h
    m.j.c.
    place du taurobol
    26600 tain l'hermitage
    04.75.08.09.12
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