• valparaiso

     

    n'oublie pas valparaiso

    quand les marches une à une s'assombrissent

    sous le décorum

    où s'étouffe les va et vient minuscules

    où la résine fourmille de sa noire brûlure

    où un gris de nuages avance en trompe l'oeil

    il reste des ports

    pétris de sel de mer

    occupés à déjouer le temps

    dans des halètements de manchots

    à valparaiso

    les marches peintes de couleurs vives

    s'empressent d'échapper à la montée des eaux

     

    andrée wizem

     

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  • conscience

     

    venez à nous

    lèvres lippues nez aquilins ou busqués

    mentons charnus profils musclés fronts obstinés

    figures de nos représentations artistiques ou problématiques

    contant le sort des familles lointaines insoupçonnées

    foule des zoreilles du retour de vague

    enfants des ballottements

     

    ensemencez

    de votre cuisine de bouts de ficelle

    de vos musiques des vos images de vos langues vernaculaires

    de vos voix infiniment polyglottes

    de vos parcours de chaos inimaginables

    nos quartiers déjà si bigarrés

    où fleurent bon les spagettis

    à la tomate apparue outre mer et adoptée depuis

    (tant et si bien qu'on ne sait plus à quel madone se vouer)

    le tango et la java des zazous emplumés

    l'accordéon du pauvre à l'accent international

    le saxo des sans abri

    (jetés sur le trottoir pas nos bons maîtres d'ici)

    les chansons contesta terres

    le folklore adoubé par les zotorités

    les vins du terroir qui font oublier les exploités

    toutefois

    l'oeil bleu persistant du mélange des genres

     

    venez embrasser

    nos histoires fantasmées

    humer nos lents relents détournés

    fouiller nos apparences de contes de fées

    pointer du menton nos questions irrésolues

    affronter nos gaies guerres intestines

    entendre nos noirs silences

    voir pour le croire

    nos droits de l'Homme bafoués

     

    venez reprendre le cours de votre vie

    recevoir les gestes de fraternité multi culturelle

    changez les points de vue voir plus loin et plus haut encore

    découvrir le fin mot des pères fouettard universels

    renaître en des remue méninges à l'arraché

    à la conscience clarifiée de l'humanité

    repousser la haine in extremis

     

    andrée wizem


    lily par pierre perret et les ogres de barback

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  • Poésie au passage 429...

    arbres de la chance au passage

     

    remous de la tièdeur

     

    les rêveries à fleur d'eau

    frayent avec des éclats d'acier

    dans le chenal étroit

    poussé à la mer sousjacente

     

    des corolles étoilées

    tendues dans un élan suave de jasmins

    cherchent une trouée de crépuscule

    hors des cupules ecclésiastiques

    aux baies étranges

     

    imperceptiblement

    dans l'effleurement des flots

    se vrillent des étamines en une langue aérospatiale

     

    andrée wizem

     

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  • Poésie au passage 428...

    mascaron

     

    masque cornu

    couvant le lézard ingénu

    te voilà

     

    grand avaleur gourmand

    de moellons pierres caillasses galets et autres fondations

    de petits ossements bris de coquilles et toutes élytres sèches

    dans l'emportement tourmenté des écorces

    feignant le végétal

     

    bouffonnerie de la nature

    si humainement proche au figuré

    alors qu'une chanson des feuilles mortes

    se recroqueville

    en rousseur

    à nos membranes tympanières

     

    andrée wizem

     

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  • ...................................................

    surprise des oies

    les piaillements des enfants

    au premier septembre

    ...................................................

    andrée wizem


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  • ........................................................

    cocoxochitl

    mille étoiles du diable

    parterre de soleils

     

    des couleurs à l'infini

    le parfum teinté d'humus

    ........................................................

    a.w.


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  • Poésie au passage 425...

    ............................................................................................................

    ?

    l'été

    à marée basse

    cliquetis des mâts

    !

    g o é m o n s  a l g u e s  t o x i q u e s

    question dans le vent

    ............................................................................................................

    a.w.

    Poésie au passage 425...


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  • .........................................................................................................

    plein chant

     

    qui pleure ce matin

    qui n'a plus chaussure à son pied

    qui claudique et bégaie

     

    qui cherche dans la montagne des sandales égarées

    qui a perdu pied sur les champs de mines

    qui appelle cendrillon dans le monde

     

    qui va en va nu pied

    qui veut de nouvelles babouches

    qui aime les perles et les ornements

     

    qui commande le stock de feutres rose fluo

    qui dessine chaussure à sa pointure

    qui crée avec du caoutchouc noir

     

    qui chantonne pour bercer

    qui chatouille les doigts de pieds

    qui oeuvre pour réparer

     

    andrée wizem

    23.07.2014

    .........................................................................................................

    Poésie au passage 314...

    juillet 2014

     

    un instant

    je crus que le flot cessait son cours

    que la plongée du soleil finissait son ralenti

    entre les ombres noires

     

    une trouée s'éternisait

    la langueur des pastels inclinait à l'évaporation

    dans de violents contrastes

     

    je ne sais si c'est

    un chien pressé d'uriner au pied d'un banc

    les démarches lentes et feutrées sous les arbres

    des dérapages de pétrolettes enfourchées par la jeunesse

    la synchronisation bien huilée des muscles de joggers

    le pédalage multiple des tandems à l'ancienne

    les échos liquides et flous du silence

    qui me ramena au fait

    que nous étions au coeur de juillet

     

    andrée wizem

    15.07.2014

    .........................................................................................................

    Poésie au passage 212...

     la longue aiguillée

     

    ma poésie de fortune

    passe le pont des batailles aux vents torses

    échappe in extremis aux balles perdues tirées à vue d'oeil

    aux vertiges nauséeux vrillés de torches vives

    aux replis noircis de mille peurs exhorbitées

    s'agrippe au moindre arbre debout

    faufilant la longue aiguillée des persévérances

    entre points de suture au creux des ventres

    et broderies de vert et de bleu

    sur le batik des cotonnades

    patchwork des petits jours

     

    andrée wizem

    04.09.2013

     .........................................................................................................

      Poésie au passage 310...

    ouvrage

     

    acharnement quotidien

    rabibocher des planches

    de bois mort

     

    le temps de constater que

    la vermine a toujours des années lumières d'avance

    sur les meilleures intentions

     

    comme au tableau blanc sur fond blanc

    suivre le labyrinthe des plus sombres pensées

     

    dans l'atelier

    remettant l'ouvrage sur le métier

    percevoir le chant larvé

    des vrillettes

     

    andrée wizem

    29.06.2014

     .........................................................................................................

    Poésie au passage 346...

    voeu

     

    une lettre dans ma poche près du coeur

    une voix sous la couette à l'oreille

    une pousse d'arbre sous les paupières

    un crépuscule accouplé à l'aurore en silence

    un satin bleu de musiques emballantes

    un repos glissant vers la venue du jour

    une rondeur pour déjouer les angles morts

    un espace d'un blanc cotonneux où souffler

    un sommeil pour plonger dans un rien de rêve

    un réveil encore possible avec vous

    le soleil pour alter ego

     

    andrée wizem

    08.01.2015

     .........................................................................................................

     

    Poésie au passage 332...

    inventaire

     

    blocs enchâssés aux pesanteurs grises

    la sculpture nous a ménagé

    le chas d'une aiguille

     

    il y faut

    l'oeil aguerri

    de qui voudrait broder

    des litanies

    de soleil levant

     

    c'est dans ces moments de quête existentielle

    que se cherche avec entêtement

    les dessous de la création

     

    andrée wizem

    06.11.2014

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  • conférence de yves bonnefoy

    mise en ligne par arthur yasmine

     

    à lire dossier en hommage à yves bonnefoy sur poezibao site de florence trocmé...clic...

     

    sur le site b.n.f....clic...

     

     

     


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  • ....................................................

    papillon velu

    au déroulé de la langue

    fleurs de pérovskia

    ....................................................

    andrée wizem


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