• clichés

     

    aux murs

    l'accrochage d'un chat

     

    passages maîtrisés

    dans les gris souris

     

    regards dans les phares
    les chats ne sont pas là

     

    choc strident du noir et blanc

    viscères étalées au bitume

    rouge sanguinolent

    un chat

    un oiseau

    autre chose

    l'image est floutée

     

    écorchures sous la gravure

    de la solarisation

     

    andrée wizem

     


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  • les filles

     

    dormiront sous la tente

    auront pris tous les foulards

    du tiroir fantaisies

    pour se protéger du froid

    ne craindront pas l'adversité des orages

    entourées par la foule des gens de coeur

    les musiques du monde les berceront

    auront embarqué sur des péniches

    donné rendez vous aux amitiés

    pour franchir les écluses

    se souviendront du sacre du printemps

    du boléro de porte et soupir

    de l'immensité des mosaïques

    sous des ciels ignorés

    de ceux qui murent les espérances

    se laveront les yeux

    aux sourires qui se retrouvent

    sans jamais se quitter

      prendrons des trains aux fenêtres nouvelles

    feront un grand ménage au retour

    se mettront en quête

    de la fête

    de l'humanité prochaine

     

    andrée wizem


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  •  

    plateau repas

     

    le menu est réparti

    les consignes sont appliquées

    pas une miette de plus que de raison

    la raison étant le plat le moins bien partagé

    mais passons comme dirait le poète

    en se frisant les moustaches


    mon mironton

    chantonne ainsi qu"un bon gros chat

    là encore passons comme dirait le poète

    ayant mémoire de quelques félins

    experts en tralala


    sur ces entre-faits j'arrivai au dessert

    des poires martin glanées sur le chemin

    c'est bon mais passons dit le poète

    où est donc le chemin

     

    à pas feutrés

    la conversation s'engagea

    personne ne vit un bon gros chat

    s'approcher du plateau repas

    le poète aurait dit

    holà qui va là


    andrée wizem

     


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  • ...................................................................

    aux soirs des tisanes
    les beaux tilleuls sont témoins
    de nos turpitudes

    les années de balançoire
    des rêveries en flocons

    ...................................................................

    andrée wizem


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  • l'automne exagère

     

    oui

    il faut le dire

    la chance de l'automne

    est de prendre les grands airs

    de l'été

    imaginez

    le roux avec des crinières sauvages

    des champignons chapeaux hauts de forme

    les ruisseaux venus à hauteur de buildings

    les raisins aux grains de framboise

    et puis quoi encore

    rouille des villes en transhumance

    les lampadaires aux fleurs de lumière

    les points d'eau lèchés à la brume des ponts

    fontaines de pétillant rendues publiques

    du déjà vu

    dites vous

    il faut que je vous le dise

    la chance des marcheurs le nez au vent

    est de prendre les parfums du temps

    j'exagère

    oui

    et vous

     

    andrée wizem


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  • histoire du jour


    le renard

    il rôde

    dans les imageries

    amoureux de jardinières

    amoureuses des hortensias

    amoureux d'un grand ciel bleu

    amoureux des fenêtres ouvertes

    amoureuses des fleuristeries

    amoureuses de la vie

    amoureuse de toi

    qui rôdes

    avec la gourmandise du renard

    dans une histoire de jardin perdu

    dont tu cherches la clé


    andrée wizem


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  • ............................................................

     

    du bleu électrique

    le brasier du jardinier

    une poignée rouillée

     

    l'ingénuité des nuages

    mouille l'étendue de métal

     

    ............................................................

     

    andrée wizem

     


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  • vu de loin


    je reconnais les bons jours

    ils voient venir de loin les promesses de gaieté

    de paroles trempées de vie

    de plein pied bien sonnés


    les préparatifs d'une aire nouvelle

    vont bon train

    ça roule toujours pour les chapiteaux berlingots

    dans des allées entrecroisées


    à l'affiche

    les habitudes qui se perdent


    les débardeurs ont la peau hâlée

    des haleurs de bâches roulées comme des voiles

    les pantalons blousent sous les jupons

    les coupe vent friment les ponchos s'échauffent

    au manège ça tournoie sans se faire de mourron

    des tranches de fruits font la roue

    soucoupes volantes arrimées au désir de nouvelle galaxie


    la chantilly monte et prend sous les vivas

    et les coulées de fraise

    qui danse gagne la ritournelle

    bon pour un tour


    n'est ce pas à une plage de la mer

    à une berge des fleuves

    à st denis la seine

    à deux pas d'ici

    à tu et à toi

    j'y cours


    andrée wizem

     

     


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