• Traces de slam 76...

    valence slam journée mondiale de lutte contre le sida 2011

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    si c'était une femme

     

     

    dans la boue

    dans les abords confus d'un village d'une ville

    dans la boue à ras bord l'image d'un visage

    peut être une épave éperdue échouée

    peut être des voiles engluées de goémons figés

    peut être des algues brunes cloquées de chien mouillé

    dans la boue à ras bord l'image d'un visage

    une épave efflanquée duvets embroussaillés

    dans les abords des villages des villes

    des joues creusées aux yeux écarquillés

    regard démesuré par les nuits les plus sombres

    peut être une épave attendant la marée

    peut être des voiles échevelées aux relents de voyages

    peut être la vision embuée d'un visage envoilé

     

    et si c'était un homme

     

    dans le couloir sans fin

    dans le labyrinthe de vies d'errance et de houle

    dans l'uppercut au plexus et l'estomac noué

    peut être le fatras des battues acharnées

    peut être le choc et mat des linges emmêlés

    peut être des montagnes de blanc aux froidures cliniques

    dans le couloir sans fin les chariots de la vie

    brinquebalante et percluse de sonneries dingues

    dans le labyrinthe éreinté des errances échouées

    un long bras tendu et sa main effilée

    la veine boursouflée à suivre comme un sentier

    peut être une route avec ses pieds nus

    peut être le reste des épaules pour un sac d'habits

    peut être un corps entier sous le drap décharné

     

    et si c'était un homme

     

    dans la rue

    dans les abords d'une ville d'un pays

    dans la rue de murs qui s'écroulent au bord du monde

    peut être une ombre bleue

    peut être fantômes silencieux des silhouettes

    peut être le cliquetis curieux accompagnant la marche

    dans la rue aux abords d'une ville d'un pays d'un monde

    une ombre bleue sanglée de tissus à la taille

    une suite de perles ouvrant une encolure

    la grande main osseuse qui bat encore de l'aile

    peut être une ombre bleue masquant l'inespéré

    peut être le fantôme muet du bord du monde

    peut être une peau bleue immensité fiévreuse

     

    et si c'était un homme

    et si c'était une femme

    et si c'était un homme

    et si c'était une femme

     

    dans la vie

    aux frontières des années lumière

    dans la vie qui s'écoule et vient au bord du monde

    peut être une vie d'amante aimante et désarmante

    peut être une vie de déserts et de landes

    peut être une vie de trésors cachés

    dans la vie qui s'écoule et meurt au bord du monde

    un corps de chair et d'os marchant en mode infime

    et le subtil humain dessinant à foison les courbes d'un visage

    peut être l'inespéré surgi au bord du monde

    peut être le souffle audible des rencontres intimes

    peut être la vie enfiévrée aux frontières de la nuit

     

    et si c'était un homme

     

     

    andrée wizem

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    texte dit sur

    la scène slam

    dans le cadre de
    la journée mondiale de lutte contre le sida
    animée par fred dubonnet
    avec au programme
    présentation de textes créés
    lors des ateliers d'écriture
    organisés en amont par fred...
    &
    interventions des groupes
    kapalam...bocal up...
    mercredi 30 novembre 2011
    de 14h à 17h
    théâtre de la ville
    place de la mairie
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